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Une nuit réussie

4 oct

La promenade nocturne annuelle dans les rues de Paris a été plutôt réussie cette année.

D’habitude la nuit blanche ça me tente moyen: fait froid, trop de files d’attente, de trucs à voir dans tout Paris et du coup je ne fais rien car je ne sais même pas par où commencer !

Sauf que là j’ai décidé de prévoir un petit parcours au-dessus de chez moi avec au programme:
le canal St Matin, Stalingrad et Jaurès.

Le parcours artistique a été intéressant: du sport, de la pêche et de l’électro.

1er arrêt: le terrain de foot impraticable de Priscilla Monge, une artiste du Costa Rica.
Des enfants jouaient par équipes de 5 et ils se mangeaient de ces gamelles !!! L’art qui fait rire c’est ça qu’on aime.

2ème arrêt : pause bière et électro au Point Ephémère qui fêtait ses 5 ans !
Mais beaucoup trop de monde pour accéder au bar.


3ème point du parcours: les cannes à pêche du canal St Marin !
Une trentaine de cannes à pêche en fibre lumineuse installées le long du canal.
Un poste audio accompagnant des pêcheurs invisibles et agrémentant notre déambulation.

Paris quartier d’été, allez y !!

17 juil

J’ai assisté hier soir à un concert magique à l’église St Eustache.

Dean&Britta propose une musique qui mélange folk et électro.
Leur dernier spectacle et album sont construits autour des screen-tests d’Andy Warhol.

Back in 1964, Andy Warhol ouvrait la factory, usine à produire de « l’art » sous toutes ses formes.
Il invita les artistes qui évoluaient au sein de cet atelier à se faire filmer pour un bout d’essai en gros plan, en noir et blanc, devant sa caméra 16 mm.
Le résultat est à la hauteur de ce à quoi la factory s’employait sans relâche: faire des êtres insignifiants, perdus, tombés dans les excès et les affres de la fêtes, des superstars.
Les personnages de ces screen-tests sont devenus des célébrités non pas tant grâce à leur talent mais parce qu’ils sont le produit de Wharol et de cette collectivité dans laquelle les happenings
artistiques s’enchainaient.

Edie Sedgwick, Baby Jane Holtzer, Joe Dallessandro, mais aussi Lou Reed, Nico, Dennis Hopper nous offrent  leurs regards hésitants, perturbés, arogants mais aussi leurs larmes, rire et
sourires.
Ces viages évoluent au son de l’électro-folk envoûtante de Dean Wareham et Britta Phillips, inspiré par le Velvet Underground.
Ils ont su capter de façon très juste les émotions des « pop-stars ».
Leur musique accompagnant parfaitement leurs expressions qui les rendent si vulnérables.
Et St Eustache rend si bien hommage à ces héros du pop art.

Pantin accueil leur deuxième concert ce soir (sur un autre thème), foncez-y !!!
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